La crise financière serait-elle un énorme bug ? La faute a des programmeurs et des modéles faux ? Ou tout simplement la dérive d’un système toujours appaté par plus de gains et qui a fini par perdre à son propre jeu.
Je ne sais pas si tout le monde le sait mais une grande partie des opérations banquaire au niveau des bourses est maintenant fait par des robots qui analysent en temps réel le marché et qui prennent des décisions d’achats ou de vente d’action. En pratique, ces robots prennent en entrée les données du marché, en y appliquant des modéles compliqués et en produisant des ordres d’achat ou de ventes. Mais, un des gros problèmes de ce genre de fonctionnement, c’est que même si on a un modéle parfait si on ne donne pas des données de bonne qualité en entrée, les décisions peuvent être catastrophique. Ca vous rappelle quelques choses ?
Bien sur, il ne faut pas exagérer les banques, les organismes de contrôles, les bourses, les entreprises, les gouvernements, les personnes, etc sont aussi largement fautif dans cette crise économique mais les ordinateurs et les personnes les programmant sont également à prendre en compte.
Par contre, et c’est surement cela le point intéressant, les modéles que les ordinateurs utilisent ne sont pas fondamentallement faux, c’est les personnes ayant programmé ces modéles pour une utilisation banquaire (en se basant sur des articles de scientifiques reconnues) qui ont fourni en entrée des données fausses, qui a résulté par des ordres d’achat ou de ventes totalement abérant. Par exemple, ils avaient défini en entrée que le prix de l’immobilié allait continué à augmenter indéfiniment, ce qui bien sur n’a pas été le cas, et qui a provoqué le début de la crise.
Mais, malheuresement, cela ne se limite pas à cette “simple” erreur de jugement. Comme le décrit Barry Ritholtz, il n’est pas possible de généraliser des modéles conçu en se basant sur des observations locales (un produit, une société, une banque, etc) à l’ensemble du marché mondiale et sur l’ensemble des produits. Car les produits et leur fluctuation sont indépendants les uns des autres et chaque banque réagiera différement à ces fluctuations et les ventes/achats d’actions qui en découlent.
Mais comme le précise Nasim Taleb, ce n’est pas uniquement une erreur dans les modéles appliqués aux systèmes boursiers mais l’utilisation de modéle pour régir l’ensemble de notre système économique. En effet, on a tellement poussé nos modéles en se basant sur l’observation du passé qu’on a fini par oublier une chose essentielle: le futur n’est pas le passé et il est pas conséquence imprévisible (sauf si vous arrivez à voyager au dela de la vitesse de la lumière dixit Enstein). C’est donc l’utilisation trop courante de modélisation du futur par application des modéles passées dans l’ensemble de notre société économique qui aurait provoqué au niveau macroéconomique cette crise financière.
Tout cela est bien obscure mais afin de mieux comprendre et pour reprendre l’analogie de Taleb, si on modélise le système économique globale actuelle avec un automate, il est actuellement dans un état indéfini. Ce qui veut bien sur dire qu’on ne peut pas prévoir les sorties et qu’il est également impossible de corréler les entrées avec les modifications des chiffres en sortie. A ce stade, les milliers de milliards d’euro (et de dollars) injectées dans le système banquaire ne sert à rien et revient à taper sur un ordinateur en espérant qu’il refonctionne correctement (oui oui, ca peut marcher des fois mais c’est aléatoire).
Mais si comme le disent ces spécialistes du domaine (et il y en a bien d’autres que je n’ai pas cité), le système est actuellement dans un tel état, qu’est ce qu’il va se passer dans les mois à venir ? Peut-être va-t-il falloir remettre en cause nos sacrosaints modéles décrivant l’ensemble de notre société économique. Mais, également, ne pas uniquement se reposer sur les ordinateurs car vous l’aurez bien compris, ce n’est pas en donnant une grande masse de donnée à une machine et en lui faisant appliquer un modéle que vous aurez un bon résultat (j’ai pu testé cela par moi-même en injectant de grandes masses de données provenant d’attaques informatiques et en y appliquant des modéles connu de recherche de liens entre ces attaques, si vous ne présélectionnez pas proprement les informations et que vous ne réflechissez pas à ce que vous souhaitez arrivé, vous aurez des résultats mais pas ce que vous attendiez et ces derniers seront bien souvent totalement incohérent).
Tags: bourse, crise financiere, modele economique, modelisation
Hmmm, pas tout à fait d’accord.
C’est la stupidité humaine, en tout cas l’ultra-courtermisme, qui est à l’oeuvre.
De ce que j’en ai compris, la crise subprime, ce n’est rien de plus qu’un simple retour de baton.
1/ On propose des maisons à des gens qui ne peuvent -vraiment- pas se les offrir.
2/ Les banques leur proposent des prêts à taux d’intérêts variables: rien aujourd’hui, et qui deviennent délirants demain, mais c’est écrit en petit.
3/ pour les banques, c’est rentable, puisque le marché de l’immobilier grimpe sans cesse. Une fois le propriétaire en défaut de paiement, la banque s’appropriera le bien immobilier par saisie et empochera une plus value à la revente.
4/ les ingénieurs financiers reprennent les créances véreuses des banques. Un tout de passe-passe, et la créance véreuse et maquillée en produit financier à risque faible, mais le rendement affiché reste excellent (titrisation).
5/ Partout dans les planète, les investisseurs (individus & banques) se les arrachent car ils apparaissent ultra rentables.
6/ Vu que tout le monde y gagne, les banques débarassées de leurs créances par la titrisation ont dans les poches de quoi reprêter à encore plus pauvre. Et ainsi de suite.
7/ Et puis un jour, le marché immobilier commence à se tarir. Et là ça se gate. Les biens sont saisis, la demande faiblit, les banques ne se remboursent plus, les produits sont dévalués, les investisseurs ruinés. Et voilà comment l’immobilier américain impacte les banques européennes.
8/ Et comme dit Warren Buffet: «C’est quand la mer se retire que vous découvrez ceux qui se sont baignés sans maillot de bain.».Et quand on voit que même Lehman Brothers etait à poils, ça panique.
9/ Personne ne veut prêter de l’argent à celui qui sera le prochain à tomber. Mais vu que personne ne sait qui c’est, plus personne ne prête plus.
10/ Et là, c’est le deuxième effet. Les banques qui se mettent en apnée, ça veut dire une économie qui s’arrête. Le problème, c’est que s’il s’arrête trop longtemps, c’est une autre vague qui va nous arriver.
Là pour le coup, je crois que l’informatique n’y est pour rien.
C’est la faute aux traders !!!
Oui bien sur que c’est la faute des traders mais je pense que c’est aussi les traders qui utilisent l’informatique sans comprendre qui ont aggravé le cas en faisant confiance sans comprendre quoique ce soit
Mais bon ça c’est général à l’utilisation de l’informatique par les non-informaticiens.
En gros, tu combine la débilité humaine et la débilité humaine assistée par ordinateur est le résultat est encore pire que si il y avait eu que les traders