Quand les pirates servent de vaches à lait

Durant ces derniers mois, plusieurs procés aux USA ont été gagné par la RIAA avec des dédommagements totalement fou (1.92 millions de dollars et 675 000$). De plus, de part le monde (aux USA mais aussi UK, France, Allemagne, etc), des milliers de personnes utilisant le P2P ont été contactée par des sociétés d’anti-piratages.

Digiprotect qui est surtout connu pour avoir pourchasser des utilisateurs de P2P pour avoir partager du contenu pornographique (sous copyright) a réussi à bien optimiser sa pourchasse de pirate pour gagner le maximum d’argents. Contrairement à la plupart des sociétés du genre qui préférent rester cacher du grand public, Digiprotect donne des interviews et explique sa manière de faire: “Nous achetons les droits (légaux) de distribution à des compagnies puis nous poursuivons les personnes partageant illégalement ces copyright. Pour cela, nous lançons des menaces dans le plus de pays possible, tout en nous concentrant sur les endroits où les actions en justice ont le plus de chances d’aboutir”.

En pratique, cela veut dire que Digiprotect achète les droits de distributions d’un contenu pouvant être de la musique, un film, des jeux directement aux majors ou autres sociétés. Puis ils vont partager ce contenu sur divers réseaux P2P. Ils ont ensuite plus qu’à attendre que des personnes viennent télécharger leurs fichiers. Ils vont ensuite récolter leurs IPs et vont lancer une action en justice via l’un de leurs cabinets d’avocats associés.

Bien sur, on pouvait se douter que ces compagnies ne faisaient pas ça juste pour protéger les ayants droits mais bien pour faire de l’argent mais est-ce que Digiprotect (et sûrement d’autres) ne vont pas trop loin ? En tout cas, d’après Digiprotect, ce buisness est très rentable et ils sont clair, c’est d’abord se faire de l’argent qui est important avant la protection des ayants-droits.

Une question qui revient souvant dans les actions en justice pour téléchargement de fichiers sous copyright est comment les pertes sont évaluées. Digiprotect donne une idée de la manière dont cela se passe: “Nous cherchons à trouver le bon chiffre qui permet de rentrer dans nos frais et de payer les licenses de distribution ce qui correspond à environ 500€. Il ne faut pas demander trop sinon ça ne passe pas devant le juge”. Donc oui, comme on pouvait malheuresement s’en douter les dommages ne sont pas calculer sur une quelconque perte mais uniquement dans le but de maximiser le profit de ces sociétés dites anti-pirates…

Heuresement, en France, nous étions assez largement protéger pour le moment contre ce genre d’affaire malgré des tentatives. Cela va changer avec HADOPI et la ruer de ce type de société vers ce nouveau marché… On ne peut qu’être sur que le même genre de buisness model sera appliqué pour maximiser les gains sans qu’aucun lien avec les pertes ne soient fait. Au final, ce n’est surement pas les artistes qui bénéficient de tout ça mais les patrons des majors déjà suffisament riches et ne sachant pas ce que peut être de l’art si il ne rapporte pas un maximum d’argents rapidement.

Mais au final, qui sont les voleurs ? Des citoyens lambda téléchargeant quelques films ou musiques ou des patrons déjà suffisament riches qui veulent gagner toujours plus au détriment des clients et surtout des artistes ?

Inspiré par TorrentFreak

In the past months we’ve seen that the RIAA has won two prominent lawsuits, raking in $1.92 million and $675,000 respectively. At the same time and outside of the spotlights, thousands of file-sharers were contacted in what can only be described as a pirate ‘honey pot.’Meet Digiprotect, the pirate tracking company that earned its marks tracking down ‘adult’ pirates, but branched out to protecting the works of all sorts of copyright holders. Over the years the company has perfected its pirate tracking tactics to guarantee maximum profits.

Although most companies operating in the same realm try to fly under the radar as much as possible, Digiprotect’s account manager Thomas Hein is more vocal about their business strategies. In an interview he gave a while ago he explains how his company leases copyrights so they can trap potential downloaders.

“We get the legal rights from the companies to distribute these movies to stores, and with these rights we can sue illegal downloaders. Then we take legal action in every country possible, concentrating on the places where such action will be profitable,” Hein says.

So Digiprotect acquires the right to distribute movies, music or games from the rights holders, which they then share on various P2P networks. All they have to do is wait for people to take the bait. If someone tries to download the file they collect the IP-address and initiate legal action through one of their befriended law firms.

That is, if it’s profitable, otherwise Digiprotect can’t afford to protect the copyright holder’s rights, as Hein explains.

“No one working for DigiProtect has a fixed salary. If we make money, everybody makes money. If we don’t, nobody does. This means the lawyers, sales people and customers. It’s all about how much money can be recouped and then sharing it.”

Indeed, it’s all about the money.

“Our success rate is high enough to make good money for everybody,” Hein says, “and it’s also high enough to deter people from stealing content in the future. But we have to be careful about the amount of damages we ask for.”

So how does one go about making ‘good money’? Apparently it’s not only important where you sue people, but also the amount of damages you claim.

“We try to find a figure that covers our costs and pays money to our licensors, which is usually around 500 Euro ($700). Other firms are going for huge amounts of money, and the judges don’t like it. If the judges feel you’re being greedy, they won’t rule in your favor.”

Yes, you’re reading it right. The damage figures are not based on any actual losses, they are carefully calculated to guarantee maximum profits for all parties, except the alleged pirate of course. We can’t help but wonder who the real thieves are here…

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