L’industrie du disque (et plus largement des médias) communique depuis des mois sur le faite que tout personne téléchargeant et partageant sur Internet est un criminel qui refuse de payer pour écouter de la musique. Malgré cette communication, des études ont montré le contraire: les personnes qui partagent de la musique sont généralement des fans de musiques qui achètent plus que la moyenne. En effet, quel moyen plus simple que de télécharger un album pour l’écouter et se faire une idée dessus pour aller l’acheter ou non après. Car c’est bien beau mais à plus de 15€ le moindre album, il faut aimer le groupe pour dépenser autant d’argent qui finiront à 95% dans les poches de personnes n’ayant rien à voir avec le milieu artistique.
Les derniers mois nous ont bien montré que l’industrie n’arrivait pas du tout à réaliser cela et qu’ils avaient préféré déclarer la guerre contre leur propre client, et leur source de revenue, en proposant en Angleterre une loi permettant de déconnecter les personnes soupsonnées de partage de fichiers. Plutôt que de trouver de nouvelles méthodes permettant de proposer des alternatives à un système de vente archaique, ils préférent pousser leur vieux modèles et punir les fans (et leurs clients). Je voudrais rapeller que c’est un projet de loi et pas une loi contrairement à ce que aurait pu dire notre très cher ministre de la culture au Grand Journal de Canal+ (Lundi 31 Aout je crois).
Tout comme en France il y a quelques mois, les artistes sont inquiets de cette nouvelle loi et n’ont comme d’habitude été prévenu qu’au dernier moment, les décisions des industries du disque n’étant surement pas pris par des personnes faisant de la musique… Des associations d’artistes se sont même levées contre cette loi et ont nommé la loi illogique et extrêmement négative. Ils sont donc en confrontation direct avec les dires de leur propre labels. Ces “maisons de disques”, elles bien sûr, crient à qui voudra bien l’entendre qu’elles vont fermer et pour étayer tout ça, quoi de mieux que des belles statistiques venuent de nul part et non vérifiable…
Bien sûr dans la réalité, de telles lois ne font qu’éloigner les fans de leur artisites et plus particulièrement des labels. Les artistes se lévent de plus en plus contre leur labels et préférent faire sans. Bien sûr, cette lutte ne sert à rien car elle est perdue d’avance et la seule solution réaliste est que les labels réfléchissent à de nouveaux buisness model plutôt que de s’attacher à un ancien qui est mort et enterré.
Librement inspiré de TorrentFreak