Posts Tagged ‘license globale’

Faisabilité d’un filtrage anti téléchargement de fichiers sous copyright à l’échelle de la France: Le cas du DDL (Rapidshare/Megaupload)

Tuesday, January 26th, 2010

Comme je l’ai expliqué dans de nombreux billets précédents, la mise en place d’HADOPI est voué à l’échec car elle a déjà un train de retard. En effet, la plupart des personnes qui téléchargent et qui n’ont pas de connaissances techniques en informatique i.e. la cible d’HADOPI n’utilise plus ou de moins en moins les services P2P comme Edonkey, Kazaa ou autres protocoles de P2P. Ce qui est désormais à la mode, c’est majoritairement (d’après plusieurs grands organismes publics et privés en France) le téléchargement direct ou direct download (DDL).

Le plus connu des sites de DDL et l’un des premiers est RapidShare qui doit son succés aux dizaines de teraoctets de données sous copyright qui sont stockées sur leurs serveurs. Mais, il ne sont pas les seules, megaupload est en pleinne extension, en effet, ce dernier se trouvant en Asie, il est plus difficile à atteindre pour les lois européennes alors que RapidShare se trouve lui en Allemagne. De plus, RapidShare a déjà donné les IP et comptes (donc les noms) de personnes ayant uploader du contenu sous copyright sur leur serveur alors que megaupload ne l’a pas encore fait (à ma connaissance). Un des autres intérêts de ces sites de DDL est la simplicité d’utilisation, en effet, les utilisateurs ont juste à cliquer sur un lien hypertexte ce qui est au niveau de n’importe qui. De plus, de plus en plus de logiciels permettent d’automatiser le processus et de faciliter l’utilisation de tels sites.

Mais comment ces sites fonctionnent ? Contrairement aux alternatives sous P2P, ces sites stockent réellement les fichiers sous copyright. Les sites P2P comme PirateBay ne stockent qu’une sorte de lien hypertexte qui permet aux utilisateurs partageant ou voulant le même fichier de se retrouver et d’échanger le fichier. Aucun transfert ne passe par le site P2P et aucun fichier n’y est stocké. Contrairement, les sites de DDL recoivent le fichier depuis un utilisateur unique, le stocke sur leur disque et le renvoi aux utilisateurs. Tous les transferts passent donc par les serveurs du site de DDL. Résultat, pour garder des vitesses élevées, il faut que le site est une bande passante très grande (plusieurs gb/s). Pour cela, les sites comme megaupload achétent des dizaines de serveurs à bas cout pour stocker les fichiers et avoir de grandes bandes passantes dans virtuellement tous les pays demandeurs de ce genre de fichiers. Pour l’Europe, il est simple de voir que Megaupload loue majoritairement ces serveurs chez OVH. Cela doit être identique dans les autres pays.

Comme je viens de l’expliquer, les demandes en matériel et en bande passante sur les sites de DDL (et de streaming puisque le fonctionnement est similaire) sont très fortes et ont donc un cout très élevés. Ces sites survivent en fournissant des abonnements payants qui ne sont ni plus ni moins qu’un droit de téléchargé a très haut débit des fichiers sous copyright. Contrairement à 99% des sites de P2P, ces sites sont gérés par des sociétés commerciales qui font de très large profit. La personne téléchargeant est de plus contrairement aux personnes utilisant le P2P uniquement un consommateur et ne fournit en échange que son argent à la société du site de DDL. Au niveau éthique, nous sommes donc très loin du principe de partage cher au communauté de partage de fichiers. C’est belle et bien des sociétés faisant de l’argent sur le téléchargement de fichiers sous copyright. Mais cela, nos chers gouvernements ne semblent pas s’y intéresser après tout si ces sociétés font de l’argent c’est que leur buisness plan doit être bon et donc qu’elles sont légitimes dans une société ultra libéraliste où tout doit être dérégulé, non ?

Mais revenons sur les possibilités de filtrage, de détection, etc, bref de pouvoir appliquer HADOPI (4,5,6 ou autres que le gouvernement ne tardera pas à nous sortir) à ces sites de DDL. La première approche sera surement de réutiliser la structure actuelle prévue par HADOPI. Mais comment relever les IP de personne téléchargeant sur de tels sites ? En effet, contrairement aux P2P, où les échanges se font entre internautes, la il n’y a pas de possibilité de savoir pour une personne téléchargeant qui a envoyé le fichier. En effet, tout ce qui est possible de connaitre, c’est l’adresse IP du serveur du site de DDL contenant le fichier. Il faudrait donc que la société fournissant le service de DDL donne le fichier de logs contenant l’intégralité des IPs ayant télécharger et/ou uploader des fichiers sous copyright. Comme je l’ai expliqué, ces sociétés se trouvent à l’étranger et font leur argent sur le téléchargement de fichiers sous copyright, elles n’ont donc aucun intérêt à dénoncer leurs propres clients. Cela reviendrait à se tirer une balle dans le pied! De plus, n’étant pas contraint à la législation française, cela risque de poser problème. Le gouvernement pourrait donc essayer de saisir physiquement les serveurs de ces sites se trouvant en France mais cela ne fonctionnerait qu’à un moment t et il faudrait refaire cela chaque jour avec chaque serveur pour avoir des nouvelles IP tous les jours. Même si ce genre d’approche était appliquée, les sociétés de DDL louerait tout simplement des serveuers dans d’autres pays et/ou chez des providers dit bulletproof (leaseweb, theplanet, etc) ce qu’ils font déjà.

Puisque le modéle HADOPI ne peut pas fonctionner sur les sites de  DDL, pourquoi ne pas réutiliser le modéle qui va être mise en place via LOPPSI2 et d’autres lois pour le blocage des sites pédophiles et des sites de jeux d’argents ? Tout d’abord, il faut expliquer comment va fonctionner ce filtrage/blocage. Le principe sera de rerouter des IP s contenant ces contenues illégaux vers des serveurs maintenus par le gouvernement. Résultat, si vous accédez à de tels IPs vous serez rediriger vers un site du gouvernement vous disant que ce site est bloqué en France. Ce filtrage se faisant au niveau BGP, il sera en effet très efficace même si il ne va pas bloquer des sites Internet mais des adresses IP. Vu la simplicité de migrer un site vers une autre adresse IP cela risque d’être peu efficace.

Mais revenons à l’application de ce filtrage pour les sites de DDL. Il faut savoir que ces sites disposent de centaines (milliers?) de serveurs partout dans le monde et donc il faudrait bloquer ces centaines d’IP. Mais cela ne suffirait pas, en effet, ces serveurs changent souvent pour éviter justement ce type de filtrage et il faudrait donc maintenir à jour des listes d’IP à bloquer très conséquentes. De plus, ces serveurs étant souvant louer dans des salles serveurs classiques, il se retrouve au milieu de serveurs de sociétés totalement légitimes. On risquerait donc de se retrouver avec beaucoup de blocage abusifs et donc une très forte déterioration de la qualité d’Internet. En plus, ce filtrage serait simple à passer outre en passant par un mirroir/proxy à l’étranger (cela coutant quelques euros, ça ne semble pas être un facteur bloquant même pour Madame Michu).

Notre président, Nicolas Sarkozy, a parlé de filtrage comme expérimenter dans d’autres pays. Je suppose qu’ils parlent de DPI expérimenté en Australie (et en voie d’abandon). Le principe du DPI ou Deep Packet Inspection ou Inspection Profonde de Packet est d’analyser le contenu des packets transitant sur Internet. Contrairement au filtrage par IP, le DPI ne va pas uniquement analyser l’adresse IP source et destination du packet mais la totalité de son contenu. Il va donc pouvoir extraire des données comme l’URL, le fichier transitant, etc. Il serait donc théoriquement possible de bloquer tous les packets contenant comme URL megaupload ou rapidshare par exemple. Mais cela ne fonctionne que si le packet est en clair, il est impossible d’appliquer ce fonctionnement sur un packet crypté. En plus, cela reviendrait à bannir la totalité de ces sites ce qui ne semble pas possible par la loi française vu que ces sites fonctionnent tout à fait légalement. Il faudrait donc analyser la totalité de l’URL pour ne bloquer que le téléchargement de fichiers sous copyright. Pour cela, il faudrait faire une liste de tous les fichiers sous copyright sur ces sites soit des millions (milliards) de liens ce qui est impossible.  La methode de passer par un mirroir/prpxy chiffré permetterait à moindre cout de passer outre ce type de filtrage. Sachant que pour quelques euros, vous pouvez passer outre un système à plus de 150 millions d’euro, cela sert-il réellement de le mettre en place? En plus, la DPI aménerait un ralentissement globale de tout l’Internet en France.

Il faut savoir que le DPI est utilisé actuellement pour le great wall of china (GWC) avec plus ou moins de succés mais il coute des dizaines de millions d’euro et des centaines de personnes travaillent dessus. Faut-il arriver à un tel armement en France pour protéger les intérêts privés de quelques compagnies alors que nous ne sommes même pas sur que le partage de fichiers leur fait vraiment perdre de l’argent ? Leur CA et leur profit ont l’air de très bien se porter dans cette période de crise. La liberté d’expression serait aussi largement attaqué par ce genre de système, voulons-nous en arriver là ?

Il faut trouver une alternative, il faut que la créativité et les oeuvres d’arts continuent mais il faut réfléchir à un nouveau modéle qui permettra à tout le monde de bénéficier de la culture et à la culture de se développer.

HADOPI: F. Fillon tue la riposte graduée avant même son application ?

Tuesday, January 19th, 2010

Je suis revenu en long sur l’impossibilité technique de la mise en place d’HADOPI d’une manière efficace, je ne reviendrai donc pas la dessus. Malgré tout, cela se confirme puisqu’après de nombreux reculs, la date de début des envois des premiers lettres est maintenant pour fin juillet.

Mais, ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est une phrase de notre premier ministre (François Fillon) lors de son discours sur les nouvelles technologies. En plus, d’annoncer une offre triple play à 20e pour les foyers les plus modestes et une aide pour le déploiment de la fibre dans les zones à moyenne densité, il a prononcé une phrase qui me semble importante à noter: “Internet est devenu un outil essentiel au même titre que l’électricité. Y accéder à un tarif abordable et à haut débit est un impératif de justice sociale”. Mais alors, HADOPI serait donc devenu contraire à la justice sociale ? En tout cas, cela montre l’incompréhension total par notre gouvernement des nouvelles technologies quand il s’agit de faire plaisir aux majors mais subitement une compréhension plus réelle quand il s’agit de faire dans le social à quelques semaines des éléctions régionales.

Je profite de ce poste pour revenir sur le discours de Nicolas Sarkozy au monde de la culture. En effet, dans ce discours, il annonce qu’ “indépendamment des avertissements, la Haute autorité devra concevoir en permanence les solutions les plus modernes pour protéger les œuvres. Mieux on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage”. Virgin Media a été plus rapide en Angleterre et est déjà entrain d’essayer le DPI mais pour évaluer la quantité de contenue illégale circulant sur son réseau. Il faut rappeller que l’Australie a voulu mettre en place une telle infrastructure au niveau du pays mais qu’ils ont fini par se dire que cela était impossible sans perturber fortement le réseau i.e. réduire la vitesse de celui-ci. Il faudra aussi voir si le DPI est possible en France car cela revient à écouter toutes les communications. De plus, le DPI comme je l’ai déjà expliqué ne fonctionne pas/peu sur les flux cryptées et est donc déjà dépassé.

Pour finir, le DPI en France, cela couterait environ 150 millions d’euro et serait très complexe à mettre en place. En effet, des FAI comme Free n’ont pas un point de sortie centralisée pour toute la France mais plusieurs, il faudrait donc tous les relier avec du matériel DPI et encore les flux interne aux réseaux des FAI passerait surement outre… Donc un DPI dans chaque DSLAM, ca va couté cher… Voulons-nous réellement dépenser autant d’argents (car d’après la loi, si un dispositif de type DPI était mise en place en France, ce serait à l’Etat et pas au FAI de payer) pour aider des majors qui se portent plutôt bien (remonter de la vente de musique même dans la nation du Parti Pirate [1]) mais qui tardent juste à adapter leur model de fonctionnement ?

[1] Music Sales Increase in Sweden


Retour sur un abus de pouvoir de Nicolas Sarkozy: Le retrait de l’amendement Bono dans le paquet telecom.

Thursday, December 11th, 2008

Avec quelques jours de retard, un rapide retour sur la suppression de l’amendement Bono dans la loi européenne appellé paquet fiscal. Cette amendement permettait de garantir l’impossibilité de couper une connexion internet pour des raisons de copyright dans le cadre des lois dite de riposte gradué (DAVDSI en France).

Cette amendement a été accepté à la majorité par le parlement mais la commission a fini par la retirer. Il faut savoir qu’au début, Nicolas Sarkozy a fait pression sur la commission pour faire retirer cette amendement mais cela n’a pas fonctionné. Mais finalement, être le président de l’Europe, cela donne apparament des droits au dessus de celle de la démocratie.

Alors qu’est ce que cela va changer, les fournisseurs d’accés FAI font devenir le juge, le jury et la police dans le cadre de savoir si il faut couper ou non la connexion internet de leur client (ou pire donner cette décision a une autorité controlé par les majors comme en France). L’amendement obligeait donc un passage par un tribunal pour ce genre d’affaire afin d’éviter ce regroupement de pouvoir.

On se retrouve dans quelques choses de très dangereux car aucun encadrement n’est prévu par la loi et on peut donc s’attendre à des dérives comme la DAVDSI en France ou les problèmes actuelles en Angleterre avec des dizaines de lettres de raquettes envoyées aux particuliers en les menaçant de divulger leur noms (par grave pour un jeu, mais pose plus de problèmes quand ce sont des films gay hardcore nazi comme c’était le cas avec un couple de retraité).

Bref, notre cher président a encore prouvé son mépris total des procédés démocratiques, son envie de pouvoir (alors la de toute facon personne n’avait pu la manquer avant) et ses liens avec les industrielles et les lobbys. Au final, la seule chance est surement plus du coté des FAIs qui eux ne sont vraiment pas chaud pour implémenter de telles dispositifs qui reviendraient à surveiller leurs clients avec un coup très fort et tout cela pour perdre des clients.

La suite des hostilités de la MPAA: Demande au gouvernement Obama

Thursday, December 11th, 2008

La MPAA (équivalent de la RIAA pour les films) a fourni à l’équipe d’Obama sa liste de souhait. En gros, ils poussent à la mise en place de réponses gradués, de loi anti caméra dans les cinémas (enfin la c’est même carrement de la chasse) et qu’ils faut surveiller l’espagne et le canada. Mais pourquoi ces deux pays, simple, l’espagne a déclaré que l’indexation de fichiers torrents n’étaient pas illégales, les trackers torrents sont donc légaux. Et pour le Canada, des lois trop souples vis à vis de celle de son voisin américain n’est toujours pas passer au pres des lobbys pro RIAA/MPAA.

En continuant, il est possible de voir que la MPAA demande clairement à Obama de jouer au policier en forçant les pays étrangés à faire passer des lois très fortes contre l’enregistrement de film dans les salles de cinémas (PS: bon courage dans les cinémas contrôlés par les mafias). Ils ont bien réussi récemment à faire passer ce type de loi dans des pays comme la corée ou la malaysie. Enfin derrière tout ça, on voit se profiler l’infame ACTA qui même si toujours confidentielle malgré de nombreuses demandes (comme l’EFF) a qu’en même prouver sa dangerosité avec des fuites des pretextes (merci wikileaks).

La où j’ai apprécié, c’est qu’en la MPAA félicite la France pour sa riposte gradué et dit au gouvernement Obama de proposer quelques choses d’identique en répétant que c’est la priorité la plus haute et qu’il faut une coopération inter industrie. Mais, la dessus, Sarkozy a été plus américain que les américains et même ces derniers se refusent à passer une loi aussi liberticide. Plus qu’à espérer de réelles progrés dans ce domaine, et que la MAFIAA accepte enfin de changer de buisness model.

On est encore loin de la généralisation de la license globale (ou une autre alternative réaliste dans notre monde et la situation économique et de marché) et les grands lobbys continuent de pousser contre mais on y arrivera tôt ou tard.

Le piratage: Pour le fun et pour le profit !

Tuesday, October 28th, 2008

Le piratage est un nouveau business model. Ce n’est pas moi qui le dit (quoi que ca pourrait) mais Matt Mason, un écrivain et journaliste américain. Son but, et je ne peux qu’être d’accord avec lui, est d’utiliser le piratage pour forcer nos vieilles lois à rattraper le retard qu’elles ont vis à vis des nouvelles méthodes d’utilisation des informations.

Pour la petite histoire, Mason est un ancien DJ d’une radio pirate et le fondateur d’un magazine de contre culture anglais RWD qui avait été lancé pour combler le goufre entre les pirates de musique et le marché traditionnel. Il admet qu’il télécharge toutes sortes de choses sous copyright et que BitTorrent est la manière la plus simple pour avoir de la musique.

Mais curieusement, ses plus grosses critiques ne sont pas dirigées vers les maisons de disques ou les studios d’Hollywood. En effet, pour la communauté “pirate”, Mason est vu comme un mauvais car il n’est pas pour la voie qui dit que le piratage est une méthode permettant de détruire le système de l’intérieur pour tout rendre gratuit et qui provient clairement des milieux libertaires anarchistes.

Mason a écrit un livre “Le dilemme du Pirate: Comment cette jeune culture réinvente le capitalisme ?” qui décrit comme les économies classiques peuvent apprendre des méthodes des “Pirates”.

D’après Mason, le piratage met souvent en relief des économies ratées où le marché ne fait pas quelque chose que les clients voudraient. Et c’est cela qui provoque le piratage à une grande échelle. Par exemple, il pense que les labels de musique vont bientôt devoir travailler sur une license globale et que le monde de la publication ne devra pas trop tarder non plus.

Actuellement, il est entrain de travailler avec le réalisateur de Heroes sur une série “Pirate TV”. Chaque épisode présentera un domaine du piratage allant de la haute couture, aux technologies nucléaire, etc. Son discours n’est pas totalement du vent puisqu’il propose lui-même ses livres en “piratage” sur son site en demandant un don allant de 0 à ce que vous voulez (comme Radiohead).

Pour finir, Mason sera présent à PopTech, une conférence sur l’impact de la technologie sur les gens.

Bien sur, il est clair que Mason essaye de faire comprendre son point de vue mais ce qui est clair pour moi, c’est surtout qu’il a compris que c’était un sujet porteur et qu’il y avait du fric à faire. Le fun est pour lui secondaire, c’est le profit qui prime. Bien sur, il a raison, le modéle actuel est mort et à enterrer, la license globale est l’alternative. Les majors et autres labels devront l’utiliser ou mourir comme des dinosaures qui n’ont pas su évoluer.

Finissons par un petit hors sujet en parlant un peu de l’HADOPI… Heuresement, le parlement européen après avoir méchamment “envoyer chier” Sarkozy a voté le paquet telecom et les amendements interdisant la riposte graduée et le filtrage de nos réseaux. Mais, Sarkozy n’a pas compris et a visiblement décidé de ne pas suivre les lois d’un parlement qu’il préside (…) et veut faire passer en vitesse sa loi HADOPI. Alors, va-t-on vers une loi inutilisable à la DAVDSI, oui clairement. Est-ce que cela ménera à des amendes, arrestations, etc ? Si la loi passe en état oui, mais après ce sera illégale devant le parlement européen. Bref, ça promet.

Sarko arrête de penser à tes potes avant et écoute le peuple et réfléchit. Ce n’est pas les majors qui décident mais le peuple (et aussi leurs clients mais ça ils ont oubliés donc on va oublier aussi d’être leurs clients) si ils ne savent pas s’adapter qu’ils crévent. On perdra peut être quelques films et disques mais franchement vous allez regretter Beverly Hills Chihuahua ou Star Ac 9 Best Of ?

Projet de loi relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Analyse)

Tuesday, June 17th, 2008

Et voila, on l’a ce fameux texte de loi qui va mettre en place la répression gradué en France. Pas de grande surprise, une ou deux réflexions mais surtout un flicage systématique de l’ensemble des Internautes français. Alors, après que cette loi est été clairement déclarer comme illégale par le parlement européen et à quelques jours de la prise de pouvoir du gouvernement de l’union européenne par la France, que met en place cette loi et qu’est ce qu’elle va changer mais surtout quels sont les risques de dérives ?

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License Globale: Une réalité future ou un futur improbable ?

Monday, February 18th, 2008

Alors qu’actuellement, on voit de plus en plus de nouvelles affaires de “piratages” de musique ou de films, il devient de plus en plus évident que le model actuel ne peut plus tenir, il faut ou des lois pour punir ces agissements (ce qui semblent être ce qu’a choisi la France et les USA), le dépénaliser (comme au Canada) ou mettre en place une license globale.

Tout d’abord, qu’est ce qu’une license globale ? Même si aucune n’a encore été mise en place, on peut supposer que cette taxe prendra forme comme un ajout à l’abonnement internet (obligatoire ou non, personne n’a encore décidé) qui vous permettra légalement de télécharger autant de films et de musiques que vous le souhaitez. Le prix de cette taxe oscile très fortement suivant les études (et les commanditaires des études) allant de 5€ à 50€ par mois.

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