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Faisabilité d’un filtrage anti téléchargement de fichiers sous copyright à l’échelle de la France: Le cas du DDL (Rapidshare/Megaupload)

Tuesday, January 26th, 2010

Comme je l’ai expliqué dans de nombreux billets précédents, la mise en place d’HADOPI est voué à l’échec car elle a déjà un train de retard. En effet, la plupart des personnes qui téléchargent et qui n’ont pas de connaissances techniques en informatique i.e. la cible d’HADOPI n’utilise plus ou de moins en moins les services P2P comme Edonkey, Kazaa ou autres protocoles de P2P. Ce qui est désormais à la mode, c’est majoritairement (d’après plusieurs grands organismes publics et privés en France) le téléchargement direct ou direct download (DDL).

Le plus connu des sites de DDL et l’un des premiers est RapidShare qui doit son succés aux dizaines de teraoctets de données sous copyright qui sont stockées sur leurs serveurs. Mais, il ne sont pas les seules, megaupload est en pleinne extension, en effet, ce dernier se trouvant en Asie, il est plus difficile à atteindre pour les lois européennes alors que RapidShare se trouve lui en Allemagne. De plus, RapidShare a déjà donné les IP et comptes (donc les noms) de personnes ayant uploader du contenu sous copyright sur leur serveur alors que megaupload ne l’a pas encore fait (à ma connaissance). Un des autres intérêts de ces sites de DDL est la simplicité d’utilisation, en effet, les utilisateurs ont juste à cliquer sur un lien hypertexte ce qui est au niveau de n’importe qui. De plus, de plus en plus de logiciels permettent d’automatiser le processus et de faciliter l’utilisation de tels sites.

Mais comment ces sites fonctionnent ? Contrairement aux alternatives sous P2P, ces sites stockent réellement les fichiers sous copyright. Les sites P2P comme PirateBay ne stockent qu’une sorte de lien hypertexte qui permet aux utilisateurs partageant ou voulant le même fichier de se retrouver et d’échanger le fichier. Aucun transfert ne passe par le site P2P et aucun fichier n’y est stocké. Contrairement, les sites de DDL recoivent le fichier depuis un utilisateur unique, le stocke sur leur disque et le renvoi aux utilisateurs. Tous les transferts passent donc par les serveurs du site de DDL. Résultat, pour garder des vitesses élevées, il faut que le site est une bande passante très grande (plusieurs gb/s). Pour cela, les sites comme megaupload achétent des dizaines de serveurs à bas cout pour stocker les fichiers et avoir de grandes bandes passantes dans virtuellement tous les pays demandeurs de ce genre de fichiers. Pour l’Europe, il est simple de voir que Megaupload loue majoritairement ces serveurs chez OVH. Cela doit être identique dans les autres pays.

Comme je viens de l’expliquer, les demandes en matériel et en bande passante sur les sites de DDL (et de streaming puisque le fonctionnement est similaire) sont très fortes et ont donc un cout très élevés. Ces sites survivent en fournissant des abonnements payants qui ne sont ni plus ni moins qu’un droit de téléchargé a très haut débit des fichiers sous copyright. Contrairement à 99% des sites de P2P, ces sites sont gérés par des sociétés commerciales qui font de très large profit. La personne téléchargeant est de plus contrairement aux personnes utilisant le P2P uniquement un consommateur et ne fournit en échange que son argent à la société du site de DDL. Au niveau éthique, nous sommes donc très loin du principe de partage cher au communauté de partage de fichiers. C’est belle et bien des sociétés faisant de l’argent sur le téléchargement de fichiers sous copyright. Mais cela, nos chers gouvernements ne semblent pas s’y intéresser après tout si ces sociétés font de l’argent c’est que leur buisness plan doit être bon et donc qu’elles sont légitimes dans une société ultra libéraliste où tout doit être dérégulé, non ?

Mais revenons sur les possibilités de filtrage, de détection, etc, bref de pouvoir appliquer HADOPI (4,5,6 ou autres que le gouvernement ne tardera pas à nous sortir) à ces sites de DDL. La première approche sera surement de réutiliser la structure actuelle prévue par HADOPI. Mais comment relever les IP de personne téléchargeant sur de tels sites ? En effet, contrairement aux P2P, où les échanges se font entre internautes, la il n’y a pas de possibilité de savoir pour une personne téléchargeant qui a envoyé le fichier. En effet, tout ce qui est possible de connaitre, c’est l’adresse IP du serveur du site de DDL contenant le fichier. Il faudrait donc que la société fournissant le service de DDL donne le fichier de logs contenant l’intégralité des IPs ayant télécharger et/ou uploader des fichiers sous copyright. Comme je l’ai expliqué, ces sociétés se trouvent à l’étranger et font leur argent sur le téléchargement de fichiers sous copyright, elles n’ont donc aucun intérêt à dénoncer leurs propres clients. Cela reviendrait à se tirer une balle dans le pied! De plus, n’étant pas contraint à la législation française, cela risque de poser problème. Le gouvernement pourrait donc essayer de saisir physiquement les serveurs de ces sites se trouvant en France mais cela ne fonctionnerait qu’à un moment t et il faudrait refaire cela chaque jour avec chaque serveur pour avoir des nouvelles IP tous les jours. Même si ce genre d’approche était appliquée, les sociétés de DDL louerait tout simplement des serveuers dans d’autres pays et/ou chez des providers dit bulletproof (leaseweb, theplanet, etc) ce qu’ils font déjà.

Puisque le modéle HADOPI ne peut pas fonctionner sur les sites de  DDL, pourquoi ne pas réutiliser le modéle qui va être mise en place via LOPPSI2 et d’autres lois pour le blocage des sites pédophiles et des sites de jeux d’argents ? Tout d’abord, il faut expliquer comment va fonctionner ce filtrage/blocage. Le principe sera de rerouter des IP s contenant ces contenues illégaux vers des serveurs maintenus par le gouvernement. Résultat, si vous accédez à de tels IPs vous serez rediriger vers un site du gouvernement vous disant que ce site est bloqué en France. Ce filtrage se faisant au niveau BGP, il sera en effet très efficace même si il ne va pas bloquer des sites Internet mais des adresses IP. Vu la simplicité de migrer un site vers une autre adresse IP cela risque d’être peu efficace.

Mais revenons à l’application de ce filtrage pour les sites de DDL. Il faut savoir que ces sites disposent de centaines (milliers?) de serveurs partout dans le monde et donc il faudrait bloquer ces centaines d’IP. Mais cela ne suffirait pas, en effet, ces serveurs changent souvent pour éviter justement ce type de filtrage et il faudrait donc maintenir à jour des listes d’IP à bloquer très conséquentes. De plus, ces serveurs étant souvant louer dans des salles serveurs classiques, il se retrouve au milieu de serveurs de sociétés totalement légitimes. On risquerait donc de se retrouver avec beaucoup de blocage abusifs et donc une très forte déterioration de la qualité d’Internet. En plus, ce filtrage serait simple à passer outre en passant par un mirroir/proxy à l’étranger (cela coutant quelques euros, ça ne semble pas être un facteur bloquant même pour Madame Michu).

Notre président, Nicolas Sarkozy, a parlé de filtrage comme expérimenter dans d’autres pays. Je suppose qu’ils parlent de DPI expérimenté en Australie (et en voie d’abandon). Le principe du DPI ou Deep Packet Inspection ou Inspection Profonde de Packet est d’analyser le contenu des packets transitant sur Internet. Contrairement au filtrage par IP, le DPI ne va pas uniquement analyser l’adresse IP source et destination du packet mais la totalité de son contenu. Il va donc pouvoir extraire des données comme l’URL, le fichier transitant, etc. Il serait donc théoriquement possible de bloquer tous les packets contenant comme URL megaupload ou rapidshare par exemple. Mais cela ne fonctionne que si le packet est en clair, il est impossible d’appliquer ce fonctionnement sur un packet crypté. En plus, cela reviendrait à bannir la totalité de ces sites ce qui ne semble pas possible par la loi française vu que ces sites fonctionnent tout à fait légalement. Il faudrait donc analyser la totalité de l’URL pour ne bloquer que le téléchargement de fichiers sous copyright. Pour cela, il faudrait faire une liste de tous les fichiers sous copyright sur ces sites soit des millions (milliards) de liens ce qui est impossible.  La methode de passer par un mirroir/prpxy chiffré permetterait à moindre cout de passer outre ce type de filtrage. Sachant que pour quelques euros, vous pouvez passer outre un système à plus de 150 millions d’euro, cela sert-il réellement de le mettre en place? En plus, la DPI aménerait un ralentissement globale de tout l’Internet en France.

Il faut savoir que le DPI est utilisé actuellement pour le great wall of china (GWC) avec plus ou moins de succés mais il coute des dizaines de millions d’euro et des centaines de personnes travaillent dessus. Faut-il arriver à un tel armement en France pour protéger les intérêts privés de quelques compagnies alors que nous ne sommes même pas sur que le partage de fichiers leur fait vraiment perdre de l’argent ? Leur CA et leur profit ont l’air de très bien se porter dans cette période de crise. La liberté d’expression serait aussi largement attaqué par ce genre de système, voulons-nous en arriver là ?

Il faut trouver une alternative, il faut que la créativité et les oeuvres d’arts continuent mais il faut réfléchir à un nouveau modéle qui permettra à tout le monde de bénéficier de la culture et à la culture de se développer.

La société chargée de relever les IP des Internautes téléchargeant des fichiers sous Copyright a été choisi: Trident Media Guard

Monday, January 25th, 2010

La société TMG (Trident Media Guard) avait déjà fait parler d’elle de part le nom célébre d’un de ces administrateurs: T. Lhermitte. Maintenant, c’est sur la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) a annoncée que TMG serait chargé pour eux (mais également pour l’industrie du film) de relever les IP des Internautes téléchargeants.

En pratique, ce sera 10000 oeuvres de musiques dont 5 000 anciennes et 5 000 nouveautés qui seront surveillées. Par contre, on ne sait pas comment et où sera surveillé le téléchargement sur ces oeuvres. En effet, autant il est simple de relever la liste des IP listés dans un tracker pour un torrent donné, autant, cela demande déjà plus de ressources de relever toutes ces IP dans l’ensemble des trackers torrents puis de localiser celle se trouvant en France. Même dans ce cas, il faudrait qu’ils expliquent comment ils seront capable de relever les IP sur des téléchargement non P2P. En effet, sous Emule, Ed2K, torrent ou autres, cela est du domaine du possible, autant sur des sites de streaming ou direct download cela est impossible sans un filtrage global au niveau des FAI (et encore cela reste largement non trivial). Hors, actuellement, c’est largement plus de 50% des téléchargement qui sont fait sur ce type de service et cela ne fait qu’augmenter exponentiellement car l’utilisation du DDL est très simple (Mme Michu y arrive).

Malgré que le contrat soit passé, cela ne veut pas dire que la récolte d’adresse IP va commencer tout de suite et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la CNIL doit donner son accord sur deux decrets puis sur le contract en lui-même. En effet, le processus de collecte automatique de donnée tel que les IPs est régie par la CNIL et il faut donc leur accord.

Le même type de contract est actuellement en cours pour l’industrie du films et devrait porter sur la surveillance d’une centaine de films.

Alors que nous attendons toujours le decret expliquant le fameux logiciel de sécurisation et où la mission Zelnik (ou HADOPI3) est bloqué de par les divergences des différents acteurs du secteur de l’industrie du disque, la partie répressive elle avance bien. Mais cela sera-t-il réellement efficace ? Non et cela pour plusieurs raisons: tout d’abord au niveau de la musique mdiême si le catalogue est assez large, il visera clairement la musique commerciale à production industrielle et en aucun cas les oeuvres musicales en elle-même. Cela sera également vrai pour l’industrie du film et encore plus car sur 100 films, il faudra s’attendre à de la grosse production et pas à des oeuvres cinématographiques. Deuxièment, cette loi devait ralentir le téléchargement en insitant les personnes téléchargeants de s’orienter vers d’autres alternatives. Mais, puisque la majorité des personnes ne sera pas touché car ils téléchargent via DDL ou autres méthodes où relever les IP ne rentrent pas dans le cadre d’HADOPI, ce volet ne fonctionnera. De plus, les personnes téléchargeant par P2P (majoritairement torrent) sont maintenant des personnes ayant un bon niveau technique, les autres ayant migré vers des solutions plus simple comme le DDL. Hors, ces personnes sont déjà (ou seront) équipé de VPN ou autres solutions permettant d’avoir une adresse IP non française et échappant donc totalement à HADOPI.

Au final, comme cela était prévisible, on va vers une loi inapplicable qui va taper sur deux trois personnes sans réellement fonctionner. Et comme d’habitude avec les lois liées aux technologies, le texte est déjà largement en retard. En plus, comme on pouvait l’attendre, c’est l’industrie du divertissement qui sera protégé et pas l’art.

Projet de loi relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Analyse)

Tuesday, June 17th, 2008

Et voila, on l’a ce fameux texte de loi qui va mettre en place la répression gradué en France. Pas de grande surprise, une ou deux réflexions mais surtout un flicage systématique de l’ensemble des Internautes français. Alors, après que cette loi est été clairement déclarer comme illégale par le parlement européen et à quelques jours de la prise de pouvoir du gouvernement de l’union européenne par la France, que met en place cette loi et qu’est ce qu’elle va changer mais surtout quels sont les risques de dérives ?

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DRM / Vista: Enregistrement TV, un nouvel exemple du contrôle abusif amené par les DRM

Friday, May 16th, 2008

Une poignée d’utilisateur de Windows Vista Media Center (la version media center de Vista) n’ont pas été capable d’enregistrer certains de leurs émissions de télévision quand un flag dans le flux de télévision a été détecter par les outils de détection de copie intégré dans l’outil de TV de Vista Media Center. Ce flag a empêché les utilisateurs souhaitant enregistrer des emissions de prime-time de NBC (ce lundi) que ce soit via des transmissions satellite, aérienne ou par cable. Bien entendu, NBC et Microsoft ont rapidement réagi en expliquant qu’ils allaient regarder ce problème de près. Mais la leçon principale qu’il faut apprendre de cette accident est les risques qu’amènent les DRM et le contrôle total qu’ils apportent aux fournisseurs de contenues (même si c’est activé par accident).

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IFPI: Attaque des fournisseurs d’accés européen pour contrer le piratage de donnée sous copyright

Monday, May 5th, 2008

Durant l’année dernière, l’IFPI a déplacé sa force de frappe depuis les personnes partageant des fichiers sous copyright vers les fournisseurs d’accés Internet. Après le Danemark, la Norvége et l’Iralnde, les lobbyistes anti-piratage ont maintenant annoncé qu’ils allaient attaquer un fournisseur d’accés Suédois, en justifiant leur recourt en justice par une facilitation par le fournisseur d’accés du téléchargement de fichier sous copyright.

Dans leur rêve, l’IFPI voudraient que chaque fournisseur d’accés joue le jeu d’une police de l’Internet , en bloquant l’accés de site Internet facilitant le téléchargement de fichiers sous copyright.

Pour le moment, l’IFPI a rencontré des petits succés via leur opération de lobby, c’est pour cela qu’ils se sentent renforcer dans leur décision de mettre une pression juridique sur les fournisseurs d’accés. “Nous croyons que chaque fournisseur d’accés doit avoir un rôle spécial à jouer dans ce combat et doit nous aider. Les discussions que nous avons eu avec les fournisseurs d’accés n’a pour le moment mener nulpart” a répondu le directeur du management de l’IFPI en Suéde, Lars Gustafsson.

L’IFPI prétend d’avoir étudier les pratiques de plusieurs fournisseurs d’accés, mais d’après Lars Gustaffson, ils vont se limiter à une compagnie particulière qu’ils prétendent, aide le piratage sur Internet. Un des services qu’ils espérent stopper et ni plus ni moins que leur nemesis, The Pirate Bay.

Gustafsson a reçu les conseils de son équipe juridique pour ne pas dévoiler le nom du fournisseur d’accés pour le moment, mais beaucoup de personnes pensent que ce sera le fournisseur d’accés Bahnof, car ils sont recommandés par la communauté pirate pour leur grand attachement à leur intégrité.

“Les fournisseur d’accès ne croyent pas qu’ils ont une quelconque responsabilité d’aider quand il s’agit de limiter le partage de fichiers” a dit Lars Gustafsson. L’IFPI a déjà envoyé des lettres à plusieurs fournisseurs d’accés, leur réclamant de surveiller leurs clients et de filtrer les sites internet.

La plupart des FAI ont refusé de coopérer avec l’IFPI heuresement. Le mois dernier, Telia Sonera, un des grands FAI suédois répondait à la demande de l’IFPI en disant que de telles actions sont illégales suivant les lois Européennes. Les FAI norvégiens ont ensuite répondu avec des arguments similaires.

D’un autre coté, l’IFPI prétend que restreindre l’accés aux sites de partages de fichiers pourrait bénéficier aux FAIs. “L’échange de fichiers illégaux sur le P2P a peut être aidé à augmenter le nombre d’abonnement de ligne Internet au débit dans le passé, mais aujourd’hui, ces pratiques, particulièrement vis à vis des films, squattent une grande partie de la bande passante”, a dit l’IFPI.

Pour le moment, l’IFPI a gagné au Danemark. En février, la court Danoise a ordonné au FAI Tele2 de bloquer l’accés de ses clients au site The Pirate Bay. La décision est actuellement en appel, et The Pirate Bay a récemment annoncé qu”ils allaient demandé une compensation pour le blocage.

Il faut aussi rappellé que ce blocage a été totalement inéfficace car quelques heures plus tard, des serveurs DNS permettant un accés à The Pirate Bay étaient mise en place permettant aux clients de Tele2 un accés totale à ce service.

Pour le moment, il n’y a pas encore eu de telles affaires en France, mais des négociations comprennant les lobbys anti-piratage et les fournisseurs d’accés sont actuellement en cours en France. Comme dans les autres pays, les FAI sont rétissant à la mise en place d’un tel système qui coute extrêmement cher et qui risque potentiellement de faire détester ces FAI à leur client et migrer pour un ayant une intégrité réel.

Malheuresement, le gouvernement français, et particulièrement Nicolas Sarkozy dont les liens avec les lobbys multimédia et anti-piratage n’est plus à démontrer, promouvoit des lois forçant potentiellement une telle alliance et la mise en place de force privé sur Internet pour pénaliser les Internautes et limiter leur liberté d’expression. Nicolas Sarkozy souhaite imposer cette loi au niveau européen pendant sa présidence de l’Europe qui va bientôt commencé malgré le faite que de telle mesure est été rendu illégale par le parlement Européen.

Récemment, la SNEP, le syndicat du disque, a déclaré que l’attente de la mise en place de cette riposte graduée amenant la limitation des droits et la mise en place de milice privé flicant l’Internet était trop lente et que le gouvernement devait ne plus attendre. La date de mise en place de la loi et du débat à l’Assemblée est fixé pour Juillet. Ce qui semble être trop lointain pour la SNEP qui voient l’opinion public se retourner contre elle, et des artistes de plus en plus nombreux critiquer l’establishment mise en place par les majors et les studios de cinéma.

Le futur est encore incertain mais ce qui est sur, c’est que des batailles remettant en cause le fondement même de l’Internet mais aussi de la liberté d’expression aussi bien en France qu’en Europe vont se dérouler dans les mois à venir. Les lobbys continueront-ils à fermer les yeux et a creser leur propre tombe ou ouvriront-ils les yeux sur un système qui a déjà changé sans eux.

The Great Firewall of Russia: La mise en place d’une censure globale d’Internet en Russie

Tuesday, April 29th, 2008

Les utilisateurs d’Internet Russe risque bientôt de devoir apprendre comment les Internautes Choinois surfent et dans quels conditions si ils veulent pouvoir continuer d’avoir accés à l’ensemble des services qu’offrent Internet. En effet, le gouvernement russe cherche à étendre ses lois contre l’extrémisme à Internet. Le résultat pourrait être que les sites Internet ainsi que les fournisseurs d’accés devront respecter le même modéle de régle stricte qui sont actuellement en place pour la presse papier à travers la Russie. Sans surprise, cette annonce a fait réagir les groupes d’activiste pro liberté d’expression qui sentent l’arrivée d’une censure globale de l’Internet en Russie.

Ce changement devrait prendre la forme d’un amendement à la loi actuelle sur l’extrémisme. Un officiel du bureau du procureur s’est exprimé sur le sujet et a expliqué que tous sites Internet hebergeant du “matériel extrémiste” pourra être bloqué pour l’ensemble de la fédération russe. En connaissant l’interprétation du gouvernement “Putin” vis-à-vis des médias du termes de “matériel extrémiste”, il est à prévoir une interprétation très large qui correspond à tous contenus qui n’est pas en accord avec la ligne du gouvernement russe.

Les médias papiers ainsi que les télévisions en Russie sont déjà officiellement ou officicieusement sous le contrôle du gouvernement, ce qui laisse Internet le dernier espace de liberté d’expression actuellement en Russie. “Il est difficile de trouver une personne qui est pour les extrémistes mais le risque vient de comment sera appliqué la loi”. Panfilov (Centre du Journalisme dans les situations Extrême) note que le gouvernement a utilisé la loi de manière sélective dans le passé, mais qu’il faut toujours s’inquiêter quand le gouvernement essaye d’étendre la loi à de nouveaux médias.

Bien sur, la Russie n’est pas le premier pays à prendre cette décision en interdisant tous informations “extrême”. La censure organisée par l’Etat n’est pas un nouvelle chose, par exemple, l’Union Européenne a récemment émis une proposition de loi qui pourrait autoriser les cours de justice Européenne de juger des personnes pour “incitation au terrorisme” sur Internet. Les sites qui encourage la violance, ceux diffusant des intructions pour créer une bombe ou contenant de la “propagande terroriste” pourront être fermer par leurs hébergeurs. Une fois de plus, la limite entre la liberté d’expression et la sécurité publique est mince et léve beaucoup de question sur comment la loi sera appliquée. Mais en connaissant le flou qui entoure le mot “extrémiste”, on peut s’inquiéter que la Russie pourra facilement utiliser une loi de ce type pour censurer tous les sujets que le gouvernement ne souhaite pas commenter ou ne souhaite pas faire connaitre à ces citoyens comme c’est le cas en Chine avec l’ensemble des informations parlant du Tibet et/ou de la Place Tiananmen.

On peut tout de même craindre le pire en voyant les nombreuses atteintes à la liberté d’expression qui existe déjà en Russie aussi bien au niveau des médias (télé, radio, papier) que politique. De plus, la Chine a démontré qu’une telle censure est possible au niveau d’un pays et même si elle n’est pas parfaite, elle n’en reste pas moins efficace. Cette loi est encore un frein au développement d’Internet et de ces fondements de base comme médias où l’Information est libre et diffusable à travers le monde.

Based on ArtsTechnica

France: La riposte graduée sera bien mise en place…

Tuesday, April 22nd, 2008

Depuis plusieurs mois, la France discute de la mise en place d’une loi instaurant la riposte graduée. Pour le moment encore en projet, cette loi a été déclaré illégale par un amendement au parlement Européen. Mais ce week-end, pendant le printemps de bourges, la ministre de la culture Christine Albanel, a réaffirmé son intention de défendre ce projet de loi et donc cela, totalement à l’encontre, des directives Européennes…

« Le Parlement européen n’a pas une bonne compréhension de ce que nous allons faire et nous allons le leur expliquer. Le système n’est pas basé sur la répression », a déclaré Christine Albanel selon l’AFP, avant d’ajouter que cette future loi permettrait de « faire respecter le droit des auteurs ». (Clubic)

On peut donc continuer à craindre le pire de cette loi extrêmement dangereuse pour la liberté en France. Cette loi, il faut le rappeller, a été initié par Oliviennes, l’ancien PDG de la FNAC donc une personne sans aucun partie pris d’avance…

Australie: Loi permettant aux dirigeants de lire les mails et les messages instantannés de leurs employés

Monday, April 14th, 2008

Dans le cadre de cette loi, les entreprises auront le droit d’intercepter les mails ainsi que toutes les conversations via Internet de leurs employés et cela sans leur consentement. Cette magnifique loi proposée par le gouvernement australien a pour but de protéger le réseau des attaques.

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L’avant-projet de loi Olivennes: Sarkozy acheté par les majors

Monday, March 3rd, 2008

Le projet de loi Oliviennes a pour but de mettre en place la riposte graduée qui avait été rejetée lors de la création de la loi DAVDSI. On est loin de la directive européenne EUCD et Sarkozy fait un magnifique cadeau à ces amis des grands groupes. De plus, grâce à cette loi, la France va occuper une place de choix sur le flicage et le totalitarisme sur Internet au coté de grande démocratie comme l’Iran, la Chine ou l’Arabie Saoudite.

Ainsi, le texte prévoit que les agents de cette autorité administrative dite « indépendante » pourront accéder aux données de connexion sans contrôle de l’autorité judiciaire, c’est-à-dire dans des conditions réservées jusqu’à présent aux services luttant contre le terrorisme !

De plus, le texte prévoit que cette autorité pourra utiliser ces données à des fins répressives. Or, suite à une censure du Conseil Constitutionnel, les fonctionnaires luttant contre le terrorisme n’ont pas obtenu ce pouvoir. Il est exclusivement réservé à l’autorité judiciaire.

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Loi Lopsi2: MAM Big Brother

Monday, February 18th, 2008

J’avais déjà parler dans ce blog de cette fabuleuse loi qui est LOPSI2.

Et voila qu’elle revient sur le devant de la scéne. Donc le gouvernement est toujours autant pour mettre en place des procédés de perquisitions à distance, ce qui veut dire plus clairement, pirater votre ordinateur pour prendre vos données. Bien entendu, tout cela sera contrôlé comme pour les écoutes téléphoniques (la on commence à avoir vraiment peur …).

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